Bonsoir! Encore une fois, nous avons eu droit à une belle chute en fin d'épisode.
Ce soir, je vous propose de nous décrire la personne que vous êtes. Il s'agit tout simplement de parler de votre identité... sans révéler votre identité! Le défi est lancé. J'ai hâte de vous lire...
L`etre humain est un caméléon qui prend la couleur de son environnement. Notamment de son environnement de travail. Sa fonction, son poste hiérarchique souvent lui permettent de cacher ce qu`il est derrière ce qu`on attend qu`il soit. C`est tellement plus simple. Nathalie a besoin de performer, de s`identifier à son rôle de comédienne; d`habiter la peau de ses personnages pour laisser son linge moins reluisant dans le placard. Manon, grâce à son journal a voulu lui montrer qu`elle n`était pas dupe. A travers ce révélateur, Nathalie vit une crise de lucidité qui la ramènera cruellement dans sa propre peau et sans le secours de Manon pour apprendre à l`habiter.
Pauvre Éveline! Aucun autre commentaire jusqu'à présent. Le travail n'est pas vendeur!!! - En ce qui me concerne, oui, le travail a pris trop de place dans mon identité. C'en est même devenu à un moment qui j'étais. On se donne de la valeur avec ce qui fait de la valeur pour soi. En tout cas, pour moi, ça a été ça. Je l'ai cependant payé cher: épuisement professionnel en très peu de temps. Je ne regrette rien cependant. J'ai vécu en quelque sorte une passion, mais comme en toute chose, trop, c'est comme pas assez. Merci Éveline et je vous souhaite quelques autres commentaires. ;-)
Wow Denis! Quelle belle et lucide analyse de Nathalie! Vous m'épatez.
Rassurez-vous Dominique! Mon occupation de clavardeuse (bien que très amusante!) ne prend pas toute la place dans mon identité. Je survivrai donc si jamais je me retrouve seule à clavarder avec... moi-même! ( - ;
Je dois dire que je suis moi aussi admirative de votre commentaire Denis. Pourquoi, selon vous, notre identité de travailleur prend-elle autant de place, quand ce n'est pas toute la place ?
Bonsoir,
Lorsque j'étais plus jeune il me semble que j'avais une personnalité assez tranchante... maintenant à l'aube de la quarantaine, j'ai de la difficulté à reconnaitre la personne que je crois être. J'ai ma vie au quotidien avec ses rituels à la maison comme au bureau. J'ai constaté que les gens n'aiment pas quand on change, alors je me rends compte que je réponds ce que mon entourage s'attend d'entendre.. c'est fou, non?
En ce qui me concerne, je reconnais qu'une grande part de mon identité passe par mon travail; les collègues prennent de plus en plus la place de la famille et les amis.
Merci!
Le travail nous oblige à jouer un rôle qui souvent n'est pas fait pour nous. Toutefois
la vie nous oblige à jouer, alors nous devenons à notre insu une autre personne.
Cette personne nous habite, nous vole notre vie et les autres qui croient nous connaître
se trompent. Alors nous nous créons des illusions que nous transformons en scénario jusqu'au jour où on découvre qu'on est trompé, qu'on s'est trompé. Alors ce personnage que nous nous sommes fabriqué, s'écroule, laissant toute la place à soi, ce qui est insoutenable.
Quant à l'intrigue, le patron de Manon l'aurait-il tuée pour enfin accéder à son fantasme, Nathalie ? Manon qui s'est toujours sentie le «parent pauvre» de Nathalie a-t'elle pris son
désir d'être aimée pour une réalité ?
La seule chose dont je suis certaine dans mon identité est que je suis un être humain avant les rôles que j'endosse : mère, épouse, rédactrice, blogueuse, comédienne, soeur, amie, etc ....
L'être humain pour moi, est une âme qui vient faire un voyage sur terre, et qui s'enveloppe, ou endosse, un corps physique, mental, émotif pour y vivre.
Si j'avais eu une jumelle, je ne sais pas comment je l'aurais vécu. C'est peut-être plus difficile de se trouver, parce qu'on ne veut pas être une réplique de l'autre et la bulle, l'éducation, la perception des autres surtout, met une pression. En fait, comme on n'est pas une réplique de l'autre jamais, on se débat encore plus pour trouver son identité quand on est jumeaux. Je reviens toujours à l'âme qui, d'après moi, fait toute la différence par toutes les vies vécues avant. En fait, les voyages sur terre formeraient l'âme, au lieu de la jeunesse :-). Et cela, corps identiques ou pas, dans le cas de jumelles du même oeuf par exemple.
En bout de ligne, j'ai la conviction que c'est l'âme qui donne l'empreinte à qui je suis.
Le travail prend souvent beaucoup de place car c'est habituellement là qu'on met à profit nos talents et aptitudes. Voilà pourquoi nous y sommes reconnus, appréciés. C'est donc légitime de lui faire beaucoup de place. Pour ma part, j'ai été heureuse au travail. Je m'en ennuie parfois... Comme j'ai exercé la même profession pendant 36 ans, j'y trouvais un équilibre et la reconnaissance qui me nourrissaient. Je suis chanceuse!
Je dirais que je suis comme un diamant à plusieurs facettes; certaines plus polies que d'autres, certaines à polir davantage. Je suis une femme,une maman, une enseignante, une passionnée de lecture, une personne qui adore la solitude mais aussi la compagnie des autres personnes. Je suis parfois tendre, parfois agitée, parfois sereine, parfois fort stimulée par les beautés qui m'entourent. Je ne cesse de me découvrir moi-même à travers les expériences de la vie, dans le regard des autres, dans ma réflexion quotidienne, enfin, je me considère comme un trésor que je découvre une pièce à la fois....et je n'ai pas terminée l'aventure.
J'ajouterais que moi aussi, j'étais dans le milieu culturel, celui du théâtre en particulier. Et il est peut-être plus facile dans ce genre de milieu de se cacher derrière bien des choses, le côté "glamour" d'abord. Pour moi en tout cas, ça comptait beaucoup, même si ça m'a fait "oublier" que bien que le théâtre soit une passion, je n'y faisais que de l'administration, ce qui ça n'en est pas spécialement une. Une forme d'aliénation de soi. Et après coup, quand on tombe - de haut - que malgré la valeur qu'on accordait au milieu dans lequel on était, c'est somme toute assez futile. L'identité reliée au travail ne devrait pas être selon moi celle qui fait que nous soyons d'abord des humains... autres que travailleurs. En bout de ligne, je trouve ça malsain.
Dominique, je vais faire un peu de pouce sur la fin de votre commentaire, lorsque vous parlez de passion. En prenant connaissance des travaux réalisés notamment par le psychologues et chercheur Robert Vallerand (UQAM), j'ai appris que la motivation intrinsèque devient une passion quand, notamment, la personne intègre son activité passionnante dans son identité. Elle ne joue pas du piano. Elle EST pianiste. Or, il existerait deux sortes de passions: la passion harmonieuse et la passion dévorante (ou carnivore)... Dans ce second cas, la passion prend toute la place et la personne a du mal à ne pas s'y consacrer... Il semble que cette dépendance pourrait se développer à force de recevoir des gratifications liées à l'accomplissement de l'activité en question, d'où l'importance de laisser les jeunes découvrir et vivre le plaisir de FAIRE ce qu'ils aiment... (vs développer le plaisir de se faire féliciter pour ce qu'ils font)...
Merci Dominque de votre commentaire. Je constate que l`effet des bulles de la St-Valentin s`est estompé. Je dois vous dire que j`ai beaucoup aimé votre dernier commentaire de la semaine dernière. Il était criant de vérité et je l`endosse totalement. En réponse à Evelyne, notre identité de travailleur, comme vous l`appelez, sécurise les autres. Si j`enlève le bouclier, que je baisse la garde, je lance un défi à l`autre de le faire lui aussi. Et ça, c`est trop insécurisant. Alors que si je montre une belle photo de moi, j`invite l`autre à me montrer sa plus belle. D`où est sans doute venue l`invention des "apparences".
Merci Éveline pour votre commentaire sur les deux sortes de passion. Je crois que j'étais dans la 2e... qui m'a effectivement dévorée. Comme c'est la première fois que j'entends parler de ça, je vais fouiller de mon côté.
Et si un étranger vous posait tout simplement la question dans la rue: QUI ÊTES-VOUS?, que répondriez-vous spontanément? Personnellement, je crois que je dirais mon nom. Ensuite, je dirais que je suis... une femme.
(Francine, vous avez relevé mon défi avec brio!!)
En réponse à MARIE-V: Vous dites "Le travail nous oblige à jouer un rôle qui souvent n'est pas fait pour nous." C'est vrai pour plusieurs travailleurs, je crois, qui se sentent loin de ce qu'ils font tous les jours. Mais il y a aussi des gens qui réussissent à "magnifier" un rôle professionnel trop étroit pour eux: le concierge qui devient guide pour les visiteurs perdus dans l'hôpital, la réceptionniste qui "accueille" les gens pour vrai, le chauffeur de taxi qui débat joyeusement, avec ses clients, des grands sujets de société. Ces gens, par leur façon d'exercer leur rôle, font une énorme différence.
En tout cas, le jour où je répondrai comme Francine, j'aurai fait encore un sacré bout de chemin. Merci de cette beauté qui me touche profondément.
Qui je suis? Une femme de 56 avec un prénom et un nom que j'adore. Un nom de famille pas commun, italien d'origine par mon grand-père arrivé ici au début du 20e siècle. Je porte ce nom avec beaucoup de fierté même si tout le monde pense qu'il est français. Je suis la petite-fille d'un immigrant du nord de l'Italie, en pays agricole. Tout ça me parle infiniment. Hors ça, je suis une femme qui a certaines grandes forces et autant de fragilités pour donner de la consistance humaine aux forces.
Si j'avais à me présenter je commencerais aussi par mon nom, puis que je suis une femme. Après viendrait ma profession, mais surement seulement parce que je n'ai pas d'enfants. C'est donc ce qui me définit le mieux présentement. Je crois que tout dépend de notre situation familiale, de la place que prend nos passions, etc.
Je crois que ca débute dès l'enfance on commence par endosser le rôle que notre famille nous demande de prendre. Ensuite à l'adolescence on le rejette pour le reprendre de plus belle.Je suis née dans une "grosse famille" et pour être aimer j'ai " fait" j'ai " donner" car je sentais que c'était ce qu'on attendait de moi. Aujourd'hui je suis consciente que c'était de la dépendance affective. Au travail j'ai répété le même scénario, la fille serviable, dévouée, consciencieuse etc jusqu'à me perdre moi-même, à m'oublier complètement.
Aujourd'hui je sais que je dois m'aimer d'abord et me respecter au risque de déplaire.
Mon identité est d'abord mon prénom que j'ai à répéter souvent et à faire corriger. Je suis passionnée des émotions et des sentiments. Je suis toujours en quête du mieux être, en quête du bonheur, en quête de moi. J'ai toujours voulu ressembler à quelqu'un d'autre. Ce n'est que depuis peu que je parle de moi...aux autres. Toujours avec retenue. L'estime de soi, pour moi tout part de là.
Qui suis-je? J`ai passé toute ma vie à préparer une réponse que je n`aurais pas envie de contredire. Fils unique qui n`a perçu la famille qu`a travers celles des autres, j`ai vécu mes solitudes dans toutes les foules que j`ai pu trouver. Avec les années, j`ai appris à me trouver et à me retrouver. Je ne suis pas sûr que les autres autour de moi s`y retrouvent toujours!. J`ai tellement dit tout ce que j`avais à dire que j`en arrive maintenant à avoir envie d`écouter et d`apprendre d`autres vérités, surtout toutes celles qui ne sont pas bonnes à dire: comme Nathalie, peut-être...
Ce que je me reconnais dans les propos de Linda. J'aurais pu les écrire moi-même. Personnellement, à 56 ans, je trouve un peu difficile de trouver qui est la vraie Dominique... mais je m'y attelle, même si je ne suis pas sûre que ça sera bien reçu de mon entourage. Je dois y aller mollo car les peurs du rejet et de l'abandon sont toujours très proche. Tranquillement pas vite!
Quelques petites observations avant de laisser le fil...
En réponse à MIMI: la personnalité moins "tranchante" peut aussi être la personnalité qui s'affirme, mais en toute subtilité!
En réponse à VENISE: Mon identité d'être humain... j'aimerais me sentir plus proche d'elle plus souvent. Malheureusement, je crois que c'est souvent dans les moments de souffrance physique que je prends davantage conscience de mon corps... et du fait d'être un corps humain!
Suzanne, vous avez manifestement eu du plaisir à travailler. Et avez su y découvrir vos talents. Et les utiliser. Je finirai pour vous en complétant mon commentaire sur la passion... il semblerait qu'une personne qui a déjà eu une passion harmonieuse a tendance à développer d'autres passions... ce qui fait d'elle: une passionnée de la vie!
Bonne nuit à tous. Merci d'avoir participé à la discussion de ce soir.
Retrouvons-nous cette semaine pour discuter de nos identités... (après avoir dit à l'inconnu mon nom, après lui avoir dit que je suis une femme... je crois que je lui dirais que je suis québécoise!) ( - ;
Spécial ce que l'être humain peut cacher. Est-ce que c'est la peur d'être jugée, critiquée, ridiculisée? Cela dépend de la personnalité de chacun. Moi je suis un livre ouvert et cela m'a joué de vilains tours toute ma vie. Je me sentais obligée de tout dire et encore j'essaie de ne pas le faire aujourd'hui à l,approche de mes 65 ans. Je le fais auprès de mes enfants mais plus auprès de ma mère. Je transpose ailleurs,lol,lol. Mais j'ai un chum très secret, qui ne dit rien et garde tout pour lui, comme Manon. Je suis qui je suis, authentique, passionnée et vraie mais à quel prix...des fois. J'adore cette télé-série. J'ai l'impression de reconnaître des membres de ma famille, des amies et amis et d'autres personnes autour de moi. Chapeau, c'est super!
Bonsoir,
Au retour d'un beau et long voyage d'un an, j'ai remarqué avec surprise et questionnement que les gens se présentaient en mettant leur travail au premier plan. Pourtant, ça ne dit pas toujours qui l'on est. On regarde de travers les gens qui parlent de l'intérieur, dire ce qu'ils pensent, ce qu'ils sont.
Je suis jumelle identique et l'identité a été un point très important dans nos vies. En écoutant Mesdames Charest et Marcil-Denault, je me rends compte avec stupéfaction que l'identité a continué à prendre beaucoup de place dans ma vie et je crois, celle de ma soeur. Je me suis identifié trop souvent à d'autres personnes que j'ai admiré, leur laissant trop de place. Je le fais encore avec des amies. Avec le temps, je mets plus mon propre 'portrait, en évidence, que j'ai toujours vu et dans lequel j'ai toujours cru mais, trop souvent laissé de côté pour d'autres. C'est vrai que l'identité, prendre sa place est l'histoire d'une vie. Nous avons tous et toutes, une belle identité propre, unique avec toutes les possibilités.
Merci à l'auteur et à Radio-Canada de présenter cette très bonne émission et merci à vous, Mesdames Charest et Marcil-Denault, de nous expliquer.
Qui suis-je? Je dirais qu'il y a quelques années j'étais ce que l'on voulait que je sois..bonne épouse, gentille, serviable et j'en passe. Ma santé a fait que je n'ai pu m'épanouir dans un travail.Partout où je passais j'étais celle qu'on remarque pour sa beauté, pour ce que je dégageais. En fait celle qu'on voyait ne représentait pas ce que j'étais. La colère qui était en moi est sorti me délivrant de mes chaînes et faisant place à la Vraie personne que je suis. Il y avait une dualité en moi et j'ai réussi avec beaucoup d'efforts à me retrouver. Etre vraie en tout temps est ce qu'il y a de plus libérateur. Je peux dire que maintenant je suis une personne authentique...qu'on aime et parfois qu'on aime pas et c'est bien ainsi.
Bonjour, depuis que j'ai découvert le bouddhisme et le yoga, et surtout depuis que je les intègre dans ma vie, je constate que mon identité va bien au-delà de mes fonctions ou de mes rôles. Aujourd'hui, il s'agit plutôt pour moi de mettre de l'avant des qualités humaines. Après avoir vécu certaines expériences difficiles, j'en suis arrivée à la conclusion que tout repose sur la relation humaine et ses comportements. Prendre soin de moi et des autres, et ce tout en mettant mes limites, c'est mon défi.
Je crois que toute ma vie, j'ai été à la recherche de mon identité. Aussi loin que je me rappelle, je cherchais à m'exprimer non pas à partir de ce que l'autre voulait que je sois mais à partir de ce que je ressentais au fond de moi. Malheureusement, ce n'était pas quelque chose que je pouvais réaliser au sein de ma propre famille. On ne respectait pas la personne que je voulais instinctivement devenir. Comment le faire quand tout ce que l'on pense doit correspondre aux attentes de l'autre et que l'on doit être une «copie conforme».
Cette recherche d'identité fut donc l'objet d'un long combat et d'un long cheminement. Malgré ces difficultés, j'ai toujours cherché à respecter ma propre sensibilité et mon besoin d'authenticité dans l'expression de mes sentiments, à défaut de pouvoir le faire respecter par mon entourage d'origine. Par contre, dans ma famille actuelle, heureusement, cela a toujours été possible et je suis fière de ce que j'ai construit avec les miens malgré les embûches de mon passé.
C'est peut-être ce qui a fait que je n'ai jamais pu me réaliser totalement dans un travail.
J'ajouterais que j'ai été très touchée par le commentaire de Francine.
Elle apporte un très beau regard plein de poésie et de sensibilité sur son cheminement de vie.
Merci Évelyne de souligner qu'il y a aussi des gens pour magnifier leur travail, j'en suis.
Ma vie est faite de petites passions qui même quand il pleut, il vente ou il grêle me permettent de vivre intensément le moment présent....bien sûr pas toujours...je ne suis pas parfaite! J'ai 80 ans, tant d'années à cheminer avec moi et les autres, m'ont appris
à vivre. Une de mes passions, écrire. Mes tiroirs et mes valises débordent de manuscrits parfois édités, souvent refusés. Cependant je conserve le plaisir d'écrire, cela me fait du bien et y a pas de mal à se faire du bien!
Curieux comme question... Elle a immédiatement attiré mon attention, peut-être justement parce que je me définis si peu par mon travail! Et pourtant, entrepreneur, gestionnaire en communication et en contenu écrit, je devrais pourtant le faire, tant mon métier est intéressant.
Mais lorsqu'on me demande de parler de mon identité, la première chose qui me vient à l'esprit est "humaniste", ce qui représente un résumé des gestes et expériences de vie que j'ai eu le bonheur d'accumuler au fil des ans. Humaniste, inquiet face au traitement que l'on fait à "l'autre" sur cette belle planète, un peu rêveur et malgré tout optimiste. Mon identité, c'est qui je suis, non ce que je fais. Et si je regarde autour de moi, amis et connaissances, je cherche à m'entourer de gens qui, eux aussi, sont ce qu'ils sont avant d'être ce qu'ils font.
J'ai toujours senti que au-delà de ce que les gens voient ,au-delà de notre nom,pour se faire un portrait de qui nous sommes,on nous demande quel est notre travail.Notre place ou apport dans la société passe par notre métier,notre profession.Comme nous y passons la plus grande partie de notre temps,il en reste peu pour¨vivre¨.
Je me suis valorisée par ma profession que j'ai toujours exercé avec plaisir à cause des multiples facettes de mes talents qui étaient sollicitées.Mon intelligence,mon savoir-faire,mon sens pratique,ma débrouillardise,mes connaissances,ma patience,mon entregent,mon sens des responsabilités et ma capacité de gestion ont été mis à contribution;comme bien des femmes qui sont tour à tour épouse,mère,cuisinière,femme de ménage,hôtesse,décoratrice,
institutrice,infirmière,peintre ,plâtrier.etc....je suis cela aussi ;>).
À la retraite,j'ai subi la perte de ce qui nourrissait mon estime de moi.
Étant l'enfant du milieu,qu'on ne voit pour ainsi dire pas,j'ai repris ma place dans ma famille et dans l'anonymat.Réaction:dépression.Je ne recevais plus de reconnaissance pour ce que je faisais, ni qui j'étais.
Le hasard faisant bien les choses,il y eut le verglas et nous avons hébergé des membres de la famille, puis une naissance et la grand-maman est née.
Quelques années plus tard,mon conjoint de 35 années est décédé.
Rechute.
Il nous faut une raison pour vivre.Je vivais pour les autres.J'ai du suivre une thérapie pour apprendre à vivre pour moi et mon bien-être et j'y travaille encore .
Je suis la somme de mes expériences vécues et je fais des choix en fonction de moi et de mes limites.La grand-maman rajeunit,il y a un nouveau bébé.C'est l'espoir,c'est la vie .
MARIE V
21 FÉVRIER 2012
Le travail nous oblige à jouer un rôle qui souvent n'est pas fait pour nous. Toutefois
la vie nous oblige à jouer, alors nous devenons à notre insu une autre personne.
Cette personne nous habite, nous vole notre vie et les autres qui croient nous connaître
se trompent. Alors nous nous créons des illusions que nous transformons en scénario jusqu'au jour où on découvre qu'on est trompé, qu'on s'est trompé. Alors ce personnage que nous nous sommes fabriqué, s'écroule, laissant toute la place à soi, ce qui est insoutenable.
Ce qui est insoutenable, c'est nous. Lorsque ce masque, qui devant nous tombe, c'est de nous-même que l'on a peur. Ce sentiment de destabilisation viennent de nous, cet étranger, cet être au fond d'un puit qui nous cogne parfois quand des situations viennent le chercher. On a peur de ce que nous sommes au fond de nous alors qu'au fond le faire parler aide à le faire grandir. Sinon, depuis que je suis toute jeune, on /on nous enseigne à être performant, à essayer de se trouver, un role, une place dans cette société sans équivoque, cette société ou l'on pourrait être maman, papa, fille, architecte, designer graphique, photographe, médecin. On nait, on choisit nos choix et on les vit, mais on dirait que l'on nous enseigne la stabilité, la ''STAGNATION'' ou des modes de vies sédentaires, on nous enseigne pas les états/les changements, on enseigne à l'humain à être '' TU SERA si ou choisi ce qui t'interpelles, tu est ce qui t'interpelles alors qu'il faut nous enseigner /nous même s'apprendre à soi que nous pouvons évoluer. Notre identité se ''forge'' par les situations, les mécanismes, non pas les intérets mais nous sommes une personne attirée par un tel travail, Nous, = Être.. Il faut nous enseigner à ÊTRE tout en évoluant. Nos décisions peuvent changer demain, un deuil peut amener Nathalie à prendre conscience de ce qui était caché au fond d'Elle-Meme. Chacun est acteur de ce questionnement. Même les gens qui nous entoure, le chauffeur de taxi, le copain, l'ami du coin, nous sommes tous des gens en intéraction, des identités qui se rencontrent, qui se voit grandir. Surtout dans le cas de la famille, nous nous voyons aller, la famille connait une certaine partie de la vie, nos amis en connaissent une autre. Nous sommes cet ÊTRE HUMAIN à la base qui a SES réactions, SA RESPONSABILITÉ émotionnelle, son ÉTAT d'être. Le travail, les passions comme on dit.. sont ce qui nous tient actif dans la société qui nous a été enseigné.
En quelque sorte, pourrait-on avoir l'impression que les jumelles non identiques (Manon et Nathalie) vivent une relation fusionnelle entre elles ? Comme le dit bien le frère de celles-ci, elles avaient leur cocon, n'y-a-t-il pas ici une relation de Dominé/Dominant ? L'un complète l'autre, ou l'une cache l'autre, mais pourquoi? Ou est-ce Nathalie qui se cache derrière Manon, ou elles ont peur de briser le lien qui les unissait parce qu'elles ont peur d'elles-mêmes de ce qu'elles sont. Comme on dit, en grandissant on vit et on a nos repères (famille, travail, passions etc) et comme notre soeur peut être /ou peut servir de référence pour nous confirmer en tant qu'être humain..peut être le fait que Manon laisse sa place à Nathalie.. elle laisse sa place, Nathalie prend cette place qui est renvoyé par sa soeur..alors que les 2 ont juste peur de faire face à ELLE-MÊME tout seule dans leur bulles. Si on ne les convainc pas de s'épanouir seule, elles évoluent ensemble comme des vignes, des fleurs qui évoluent differemment mais qui conserve les vieilles habitudes de l'une par rapport à l'autre. Je le vis même avec mes soeurs, elles sont des repères pour moi, d'excellent repères.. on m'en fait souvent l'Exemple alors que je ne suis pas ELLES, j'ai un contexte de décision, un choix de vie DIFFÉRENT. Comment apprendre à se détacher des identités qui nous sont offerts dans la société et dans le contexte familiale? Nathalie et Manon ont-elle eu peur de se détacher de leurs zones de confort pour se trouver alors elle se cachait l'une derrière l'autre ?
http://www.linternaute.com/science/biologie/dossier/jumeaux/5.shtml
Je suis heureuse de vous retrouver. Heureuse aussi de découvrir ce que la question de la semaine a pu entraîner comme commentaires. Vos descriptions sont imagées et nuancées. Très personnelles. Jamais unidimensionnelles. On décrypte vos valeurs: l'humanisme notamment, l'équilibre, et le don de soi. Certains réfèrent à leurs origines, à leurs racines. Saint-Exupéry a déjà écrit " On est de son enfance comme on est d'un pays."
"Mon identité est d'abord mon prénom que j'ai à répéter souvent et à faire corriger" nous écrivait MYRIAN le 21 février. (Ai-je besoin de vous dire que ce commentaire me parle beaucoup? ( - ; Je tiens à mon "i" dans Éveline, inspiré du titre d'un roman de Gabrielle Roy.)
Le concept de soi évolue continuellement au fil de la vie. Mais savez-vous quand cela commence? Savez-vous quand vous avez pris conscience du fait que vous étiez... quelqu'un? Cela s'est probablement passé quand vous aviez entre 15 et 21 mois. Pour évaluer "la reconnaissance de soi" chez les enfants (et donc la conscience de soi), des chercheurs procèdent parfois de cette façon: ils placent le bébé devant un miroir et colorent le bout de son nez en rouge. À 9 mois, un bébé placé dans cette situation ne touchera probablement pas son nez... mais quelques mois plus tard, il posera ses doigts sur son petit nez rouge. Il comprend qui est là, devant lui, dans le miroir... Ce qu'on constate en lisant vos messages, c'est que cet enfant n'a pas fini de se découvrir... et de se redécouvrir!
LOUISE! Si je ne m'abuse, vous êtes la première jumelle identique qui se joint à nos discussions. Restez avec nous et racontez-nous votre réalité, d'accord? D'ailleurs, à ceux qui sont fascinés, comme moi, par la gémellité, je recommande le roman étonnant et bouleversant de Lori Lansens intitulé "Les filles" (Ed Alto).
Continuez à écrire! Je vous retrouve bientôt.
p.s. Denis, je ne voudrais surtout pas insister (car vous dites, plus haut, que vous avez la sensation d'avoir tout dit), mais puis-je souligner à quel point vous avez une plume magnifique? - Revoici une de vos phrases, qui me touche beaucoup:" J'ai vécu mes solitudes dans toutes les foules que j'ai pu trouver"...
Je suis...MOI et fière de l'être. Je suis la seule à pouvoir dire MOI quand je parle de MOI. Chaque personne est LA SEULE à pouvoir le faire.
Vous ne pourrez jamais dire MOI en parlant de MOI. Je ne pourrai jamais dire MOI en parlant de vous.
Bonjour Eveline,
Merci pour vos beaux compliments et en même temps mes excuses pour avoir trahi l`identité de votre prénom. Eveline, comme Jinette(ça existe aussi), c`est très beau, discret et distinctif. Bientôt, cette très belle série dramatique prendra fin. Nous découvrirons le secret de la famille Bérubé où tous les enfants paraissent avoir des traits parfois plus marqués de la même personnalité. Une famille où le père est absent. Allons-nous découvrir pourquoi? Détiens-t-il la clé de l`énigme?
Merci à Serge Boucher, à toute la famille de la série,à vous et à Rose-Marie d`animer ce lien entre les téléspectateurs. Est-ce envisageable de trouver une heure où les blogueurs pourraient être réunis avec l`auteur et ceux de la famille qui le souhaitent afin d`échanger sur les valeurs transportées par la série jusque dans nos réflexions? N`est-ce pas là un des volets de la mission culturelle de Radio-Canada?
Merci encore et à bientôt,
Merci Éveline de souligner qu'il y a aussi des gens pour magnifier leur travail. J'en étais, lorsque j'étais sur le marché du travail. Maintenant ma vie est faite de petites passions
qui même que lorsqu'il pleut, vente, grêle me permettent de vivre pleinement le temps présent ...bien sûr pas toujours, je ne suis pas parfaite même à 80 ans ! Tant d'années m'ont appris à cheminer avec moi et les autres, bref à vivre!
Une de mes passions, écrire. Mes tiroirs et mes valises débordent de manuscrits parfois publiés, souvent refusés! J'ai toujours écrit pour le plaisir et je conserve cette manière qui fait tant de bien et ne coûte pas cher!
N.B. Le ler envoi ( 22 fév.) et le 2è envoi (25 fév.) de ce texte, n'ont pas été retenus quoique j'ai reçu la mention: «Votre texte sera publié prochainement» !
Étant la 10e de ma famille,voici ma présentation : je suis d'abord mOi, mon nom, ensuite mon prénom.. Québécoise du Canada. Femme célibataire... sans enfant.
Mon identité n'est pas due au travail que j'ai fait, le travail n'a pris que la place qui lui revenait.. je me suis réalisée à partir de ce que j'étais,
de ce que j'ai fait, de l'appréciation que j'ai eue, je suis bien dans le calme, la paix, le silence, dans mes affaires et de me retrouver chez moi. Bien sûr les personnes qui m'ont entourée, qui m'ont côtoyée, m'ont enrichie de leur expérience, y sont pour q.q. chose. S'aimer d'abord, pour pouvoir aimer les autres... n'est-ce pas la chose la plus importante ?
L'identité (une des bases de la personnalité), "constitue l'unité, la continuité ou la consistance de la personne dans le temps (...), ce qui procure à l'individu la solidité nécessaire pour traverser les étapes de la vie et lui permet de devenir ce qu'il est" (E. Morin, Psychologies au travail).
Merci, Laurie, pour votre réflexion (22 fév). Je crois que la nouvelle réalité du monde du travail, avec ses multiples carrières possibles, permettra davantage aux travailleurs d'expérimenter, de présenter leurs divers visages, leurs différents talents et intérêts. Ma propre carte d'affaires est justement faite de quelques barres obliques, ce qui me convient très bien!
Je me permettrai de terminer en reprenant quelques fragments de vos témoignages:
JE SUIS... "d'abord moi, mon nom", "MOI et fière de l'être", "la somme de mes expériences", "un livre ouvert", "jumelle identique", "une personne authentique", "un être humain avant les rôles que j'endosse"...
Merci d'avoir été là.
On se retrouve ce soir, 21h.
Les informations et opinions émises sur ce blogue ne doivent en aucun cas être considérées comme reflétant la position du producteur ou du diffuseur de l’émission.

Racontez-nous une histoire de famille, qu'elle soit réelle ou fictive, et courez la chance de remporter une bourse d'une valeur de 3000 $ ainsi que quatre bons d'achat d'une valeur de 500 $ chacun dans une librairie Renaud-Bray.
Éveline Marcil-Denault
21 février 2012
Qui êtes-vous? Comment vous présentez-vous? Est-ce que le travail prend trop de place dans notre identité?